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DJ Diesel Gaggio de L'ECURIE
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Diez Session Live (Ludacris - Theater of the mind)

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Depuis son arrivé sur la scène en 2000, Ludacris s'est fait une place parmi les plus grands et ses talents multiples l'ont même amenés bien loin des frontières du rap et Hollywood semble particulièrement l'aimer. Ce natif de Chigago, qui a grandi et vie à Atlanta, n'oublie cependant pas son premier amour et deux ans depuis Release Therapy, qui n'avait pas séduit tout le monde, il revient pour son sixième album et montrer qu'il est toujours aussi habile avec les mots, en faisant son petit cinéma sur Theater of the Mind.

Le sud a eu quelques grands rappeurs mais peu comme Ludacris sont encore en activité car si on critique souvent le sud, Luda a le package complet, l'humour, une plume, du charisme, du flow à revendre, et il sait toujours aussi bien s'en servir quand il s'agit de nous servir de pures hits à l'instar d'Undispusted, Wish You Would avec T.I. ou de titres plus nasty comme One More Drink avec T-Pain.

C'est d'ailleurs ce qu'apprécieront, les inconditionnelles de Luda, il leur donne ce qu'ils aiment avec des bombes comme Call Up the Homies avec The Game et Willy Northpole ou encore le puissant Last Of a Dying Breed, ou Lil Wayne fait aussi une très bonne performance.

Et si tous ça n'est pas assez, Ludacris n'hésite à aller, en allant chercher DJ Premier pour montrer qu'il peut poser sur tout et, en compagnie Primo, c'est tout simplement un bijou qu'il nous sert sous le nom de MVP. Pareil pour sa très belle déclaration d'amour au Hip-Hop, I Do It 4 Hip-Hop, ou Nas et Jay-Z viennent lui porter main forte, et prouve au passage qu'il peut parler d'autres choses que de ses biens matériels et des bitches avec le positif et engageant Do the Right Thing ou Everybody Hates Chris.

Mais dans ce film de Luda, il y a aussi quelques mauvaises scènes, Nasty Girl ne convainc pas vraiment, Plies est de trop, un peu comme Southern Gangsta ,qui est surement à prendre comme un exercice de style, ça ne marche pas des masses et la présence de Rick Ross n'aide pas vraiment et on s'aperçoit que s'il y a beaucoup de feats, et des bons, certains n'étaient vraiment pas indispensable.

Theater of the Mind a tous les éléments de ce qu'a fait le succès de Ludacris, du gros son, de bons lyrics, une bonne dose d'humour et de l'énergie à quoi il ajoute aussi quelques nouveaux éléments donnant une bonne touche de fraicheur à sa formule et sans être vraiment excellent ce sixième LP prouve que Luda est toujours au top et vous trouverez assez de bonnes choses ici pour vous tenir jusqu'au prochain.

Source : Bounce2Dis

# Postato lunedì 08 dicembre 2008 04:28

Modificato lunedì 08 dicembre 2008 07:28

Hey ca c'est L'ECURIE

Tu connais pas encore le collectif L'ECURIE ?

Ben matte la video alors.

www.lecurie.skyblog.com

www.myspace.com/lecurie68

# Postato domenica 14 settembre 2008 14:49

Diez Session Live (Medine - Arabian Panthers)


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En 2005, l'Effort de Médine l'a fait connaître parmi tous les amateurs de rap. Aujourd'hui, son nom n'est plus étranger à personne dans la sphère du H-H français, et « Arabian Panther » débarque dans les bacs pour nous rappeler que sous ce blaze, le rap conscient grandit. Ce 3ème album solo rugit la révolution, la conte, la prône, mais n'en est pas une. Ce constat ne pointe aucune contradiction, et ne doit être lu ni comme dépréciatif ni comme ironique dans mon propos. Expliquons, chroniquons :

L'album s'ouvre avec « Self Defense », une intro bipolaire, à la fois pacifiante et fulgurante, avec aux extrémités un discours de concorde sur fond musical adoucissant, et au milieu un collier de punchlines rocailleux, dignes d'un fauve enragé. On sait à quoi s'attendre pour la suite, les crocs de Médine sont de sortie.

Dans la deuxième track, « Péplum », l'artiste nous offre un panorama sur sa génération. Ce morceau semble viser à rassembler ses auditeurs, leur rendre hommage, montrer d'eux ce qu'ils ont de meilleur. En effet, ils sont bien loin d'être présentés comme victimes, voyous, ou condition du succès ; au contraire, ils sont tous des héros : « C'est pour les Maximus en Air-Max, les Cléopâtre en taille basse ». Un certain Général des armées apparaît dans ce morceau... je vous laisse découvrir.

Médine se livre au jeu du Portrait Chinois dans le morceau suivant. Le MC n'ayant pas l'habitude de parler de lui-même dans ses textes (on se rappelle notamment de « Médine », sur l'album « Jihad »), on appréciera d'autant plus ces mesures où il s'exprime, au premier sens du terme. Vous serez interpelés, déçus, ou amusés par les choses du monde dans lesquelles Médine se serait incarné.

Au quatrième morceau, la Panther Arabian nous emmène enfin dans sa jungle, où l'on avait l'habitude de la voir : le texte politisé. La récupération de faits divers à des fins, dirons-nous, non louables, ne manquera jamais d'attirer l'attention d'un Médine. Cette fois, il s'agit de l'affaire de l'accusation délirante d'agression antisémite dans le RER D, portée par une femme qui s'était automutilée puis taguée une croix gammée sur le ventre. Médine monte au créneau pour dénoncer l'instrumentalisation de cet évènement pour alimenter l'islamophobie, déjà trop bien installée dans les mentalités occidentales. Le récit de l'affaire est précis, l'auteur ayant pris la précaution de se documenter sur le sujet. On notera surtout que malgré les contraintes imposées à l'écriture, nécessaires pour raconter au plus fidèlement les faits, les rimes s'enchainent dangereusement et le scandale transparait pleinement dans l'écriture.

« Don't Panik », sorti l'année dernière sur la « Don't Panik Tape », se retrouve sur cet opus. Il ne s'est pas retrouvé par hasard juste à la suite de « RER D »... En effet, tout le monde connaît maintenant le slogan « I'm muslim, don't panik ! »... Ce morceau est donc en quelque sorte la réponse à l'islamophobie, dénoncée précédemment. L'implication personnelle du rappeur se ressent dans ses versets, agressifs et très incisifs, sans toutefois perdre « le sens de l'entertainment ».

La piste suivante est dédiée aux femmes... et en accueille une sur sa mélodie. Nneka, jeune allemande chantant en anglais, apporte la douceur au refrain, sur une instru envoûtante, et reposante après les deux boucheries que l'on vient d'écouter. Ce morceau rappellera aux fans « Combat de femme », bien que dans les présents couplets Médine rend hommage à toutes les femmes de ce monde, quelle que soit leur condition, sans viser en particulier celles de sa famille. « À l'ombre du mâle se cache le bien, dans l'ombre du félin, tu trouveras son féminin ».

La « Pantherlude » est simple, mais prenante, laissez-vous aller, elle se laisse apprivoiser. Une des principales leçons de l'album s'y trouve développée. Ce break est nécessaire pour encaisser la track suivante : la suite de la saga « Enfants du destin (Kounta Kinte) ». On a là selon moi le texte le plus puissant de l'album : 7 minutes de récit qui condensent un livre, « Racines », sur la traite négrière. Sans vous dévoiler l'histoire de Kounta Kinte, souvenez-vous de David, Sou-Han et Petit Cheval. Cette fois, Médine prend la parole pour les noirs réduits en esclavage. Les passages les plus marquants sont les descriptions des combats. Médine nous dessine réellement la scène, ses mots se fondent en images dans notre imaginaire. Le flow se crispe et met de l'émotion dans ces scènes d'actions ; tout le récit est un challenge lyrical parfaitement relevé par le conteur.

Le morceau suivant, « Panther Blues », est un coup de gueule contre les atrocités commises par des humains et leurs congénères à travers l'Histoire. Les animaux cacheraient-ils une humanité plus profonde que la nôtre ?

« Code Barbe »... Le titre seul du morceau fait au minimum sourire. L'ensemble se veut humoristique, avec toutefois un fond sérieux et des pics saillants lancés à divers détracteurs. Certains punchlines sont vraiment drôles, on ne s'ennuie pas une seule seconde, et le texte impressionne autour d'un tel thème. « Leur dernière vision sera une barbe et un chauve ! ».

Le 11ème track fait suite à « Guantanamo » (sur « 11 septembre, récit du 11ème jour »), mais le Chauve le nomme désormais « Camp Delta ». Un morceau surprenant : Pour toucher au plus profondément l'auditeur, Médine met en scène l'arrestation des trois personnes les plus aimées des français : Zinedine Zidane, Johnny Hallyday, et Yannick Noah ! En effet, décrire l'arrestation, la torture et la détresse d'un inconnu serait une dénonciation juste, mais plate. Pour faire réagir donc, Médine raconte l'internement des trois hommes, et leurs conditions de détentions abominables, ce qui produit bien une empathie plus grande chez l'auditeur. Pari réussit pour l'auteur, nous donnant au passage un tableau de Guantanamo évidemment documenté et proche de la réalité.

Ses résolutions étant prises, Médine a maintenant « Besoin de Révolution » ! Il réveille le tigre qu'il a dans la gorge et nous fait vibrer les tympans pendant plus de 3 minutes sans refrain, où tous ses thèmes de prédilection se croisent et s'entrechoquent. Cet extrait était augural d'un album aux nerfs à vif. Dans son texte, l'artiste de Din Records salue ses collaborateurs et amis du label, avec qui il travaille depuis ses débuts. Morceau à écouter aussi bien à fond dans la voiture qu'à fond chez vous, mais toujours à fond.

Enfin, cet album se clos sur... une autobiographie. Pas celle de l'homme, celle de l'artiste. « Arabospiritual »... Un morceau fleuve de 7 minutes d'émotions, retraçant un parcours, aussi bien avec ses écueils, ses déceptions, ses replis, qu'avec ses fiertés, ses victoires et ses consécrations. Dans son ascension jusqu'à aujourd'hui Médine n'a jamais été seul, et il le rappelle dans ce dernier morceau. Toutefois, porter un regard sur son passé ne signifie pas nier le futur : s'il conclut l'album, « Arabospiritual » n'est pas une conclusion ultime... L'Arabian Panther y suggère le nom de son prochain opus, et laisse planer l'instrumentale pendant 3 minutes...

Pas une révolution donc : les thèmes sont récurrents d'un album à l'autre (les rapprochements avec d'anciens titres s'imposent plus que je ne vais les chercher...), les featurings restent rares (ici sur deux morceaux seulement, et Médine conserve le monopole des couplets), les productions toujours 100% Proof, et le flow du MC peu fluctuant.

M.A.I.S.

La constance n'exclut jamais la qualité, et j'ai suffisamment vanté les prouesses de Médine pour n'avoir à prouver tout le bien que je pense de cet album : jamais entendu plus forte concentration de punchlines depuis le dernier Youssoupha... tout est dit.

Le rap « conscient » vient de redorer son blason. Haut les c½urs ! Si Médine tend à devenir un meilleur Homme, c'est parce que par ses textes il est utile aux autres.

Bonne écoute à toutes et à tous !

Source : Rap2K

# Postato sabato 06 dicembre 2008 05:14

Modificato sabato 06 dicembre 2008 05:58

L'Ecurie dans L'Alsace le 31/10/2008 dernier

L'Ecurie dans L'Alsace le 31/10/2008 dernier
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# Postato sabato 06 dicembre 2008 05:00

Asskar

ASSKAR ("L'armée" en Arabe) est composé par Cocktail Khollotof et Kasar AlKaïd.

Plaçant le texte au centre de ses compositions, le duo oeuvre dans un souci de cohérence et d'intelligibilité, pesant habilement chaque mot prononcé.

Profond et engagé, leur rap remet au goût du jour une facette oubliée du genre, celle de l'amour du verbe.

"Persona Non Grata", leur premier EP offre enfin aux deux MCs l'opportunité de s'illustrer, et de redonner ainsi à l'écriture (aboutie et subtile) quelques lettres de noblesse.

Le premier maxi (longuement attendu) d'ASSKAR, "Persona Non Grata", est enfin disponible !!
Decouvrez Kasar Alkaid & Cocktail Khollotof sur 12 titres produits par Polo et Dj Tearz.

Commander Persona Non Gratta en VPC ICI

# Postato giovedì 12 giugno 2008 17:31